[VQ] – Je suis une mauvaise femme #2 : je n’aime pas le sexe !

Hello les filles !

J’ai remarqué que ça faisait jaser les articles à titre-choc… D’ailleurs, ça fait surtout jaser des gens qui ne me connaissent pas, et donc ne comprennent pas la moitié de ce qui est écrit entre les lignes ! (je ne parle pas de vous mes lectrices + ou – assidues ! vous êtes habituées à mon humour noir et mon second degré pourrave depuis le temps ! ^^)

Du coup j’ai eu envie de continuer ! (ça m’amuse les gens qui jasent ^^) Mais cette fois-ci, je ne parlerai pas de moi ! (NON MOI JE KIFFE LE CUL !!! ^^), mais d’une personne que j’adore, et que j’appelle couramment « Soso » ! (pour celles qui me suivent, vous devriez comprendre… ^^)

Pour introduire le sujet, j’aimerais que vous reveniez toutes et tous quelques décennies en arrière, à l’époque où les gays, les lesbiennes, les bisexuels, et autres (trans-genres, transsexuels, hermaphrodites, etc…) étaient censés être des malades ou des dégénérés ! (bah quoi ??? c’est bien ce que « on » pensait y a encore quelques décennies, non ?). Eh bien (je vous rassure ^^) je suis ravie pour eux que cette vision des choses ait changé aujourd’hui ! 😀

Malgré tout, selon moi, il reste une catégorie dont on parle très peu, et que j’ai la chance de côtoyer au quotidien (ça forge mon ouverture d’esprit si étroite à cause de mon soi disant « dégoût » des enfants ! 😀 ) ====>>>> LES ASEXUELS !

Asexuel

Pour bien vous en parler, j’ai décidé que je ne parlerai pas + ! (ouf !! se diront certain(e)s ^^). La suite va se passer sous forme de petite interview ! Ca va vous paraître long à lire peut-être, mais je me suis refusée à couper dans les propos de ma Soso ! Parce que ça me paraissait important et suffisamment bien dit pour être compris sans indigestion littéraire ! Bonne lecture ! (and open your mind ! 😉 )

******************

1/ Soso, peux-tu nous donner TA définition de ce qu’est « être asexuelle » au quotidien ?

Eh bien, la définition sur laquelle tous les asexuels s’accordent est la suivante : un asexuel est une personne qui ne ressent pas d’attirance sexuelle pour les autres. Ce n’est pas de l’abstinence, ni de la frigidité, juste une orientation sexuelle minoritaire, mais qui existe néanmoins.
En partant de cette définition, les variations sont multiples. Il y en a autant que d’asexuels. Comme pour les hétéros ou les homos, finalement, vous non plus, vous n’avez pas tous les mêmes envies et les mêmes goûts!
Un asexuel peut être hétéro, bi, gay, ou même aromantique, c’est-à-dire qu’il n’éprouve pas de sentiments amoureux du tout. Il/elle peut se masturber ou non, aimer les câlins ou non, aimer les baisers ou non… Certains font quand même l’amour, malgré leur libido absente (ou faible). Certains sont en couple, avec d’autres A (asexuels) ou avec des S (les sexuels), et beaucoup sont célibataires et le vivent bien ou pas. Pour appréhender toutes ces variations, il faut écumer le web à la recherche de témoignages divers.

Mais ce que tu veux connaître, c’est le mien, de témoignage, pour avoir la définition de mon asexualité à moi. Cela fait maintenant environ sept ans que j’ai mis un mot sur mon orientation sexuelle, même si je savais depuis bien longtemps que les « plaisirs de la chair » me laissaient de marbre. Je ne ressentais pas de dégoût, mais ça m’indifférait. Je trouvais ça ennuyeux, je préférais m’en passer. Ce n’est pas un choix, pas plus que d’être gay ou hétéro. C’est dans ma nature, I was born this way! Depuis que j’ai compris que je n’étais pas seule, et même qu’il y avait déjà une « communauté » de gens comme moi, j’assume entièrement, même si je ne le crie pas sur les toits en général. Mais c’était un soulagement indescriptible de me dire que c’était normal, et que je n’avais plus besoin d’essayer de devenir conforme au reflet de la jeune fille moyenne que me renvoyait la société. Je n’étais pas en souffrance, mais je me demandais si j’arriverais jamais à être dans la norme. Je n’ai pas choisi d’être asexuelle, mais j’ai fait le choix d’être en accord avec moi-même, et non avec les autres.
Je ne cherche pas à être en couple pour le moment, et je refuse même parfois les avances de prétendants, d’abord parce qu’ils ne me plaisent pas, et puis un peu par crainte de rendre quelqu’un malheureux, mais aussi par souhait de ne pas renoncer à mon indépendance et parce que je ne pense pas m’épanouir particulièrement dans les relations amoureuses. Mais je ne rejette absolument pas l’idée. A l’avenir, si j’ai un véritable coup de coeur pour une personne (homme ou femme), il est possible que je décide de poursuivre une relation. Je ne sais pas si mes pratiques sexuelles évolueront pour faire plaisir à mon cher et tendre. J’en doute un peu, je ne sais pas si mon propre bonheur est quelque chose que je serais capable de sacrifier, même par amour.
Il faut préciser que je ne suis ni prude, ni malade, ni moche, que je suis anti-religions et très en phase avec mon époque. Je fais des blagues de cul, j’écoute les histoires de coeur de mes ami(e)s, je me documente sur tous les sujets, y compris la sexualité. Sauf que moi, je ne la pratique pas.
Parfois, les métaphores sont le moyen le plus éloquent d’illustrer un sujet, et il y a pléthore de comparaisons possibles. On peut ne pas aimer les livres, la musique, le fromage, le chocolat… De la même manière, on peut ne pas aimer le sexe.
Autre exemple, plus coloré, celui-là, qui m’est venu : disons que la vie est un gâteau. Il contient de nombreux ingrédients, tous savoureux, et il y a un glaçage qui entoure le gâteau. C’est une crème au beurre très sucrée, dont la plupart des gens raffolent, et beaucoup ne mangeraient pas de ce gâteau sans ça, d’autres tolèrent ce glaçage sans en être dingue. Et à peu près 1% de la population (oui, c’est l’estimation du nombre d’asexuels, nous serions donc environ 650 000 en France) trouve ce glaçage sans saveur, écoeurant, trop gras ou trop sucré, ça les empêche d’apprécier le goût des autres ingrédients, donc ils choisissent d’enlever le glaçage pour mieux déguster leur part de gâteau.

Globalement, mon quotidien est comme le tien, sauf que je ne fais pas l’amour et que je dois parfois en expliquer la raison à certaines personnes qui peuvent être parfois très insistantes.

2/ Comment perçois-tu les réactions des gens quand tu abordes le sujet avec eux ?

Il est arrivé que j’aborde le sujet pour des raisons diverses.

Soit je connais bien la personne, ou je lui fais suffisamment confiance pour évoquer le sujet avec eux et faire mon coming-out.

Soit on essaie de me séduire lourdement, et ce depuis un moment, et je décide d’être honnête avec le mec (c’est toujours un mec) malgré le fait que ma raison m’incite plutôt à lui faire croire que je ne suis pas célibataire.

Soit quelqu’un y fait une allusion devant une ou des tierces personnes, et je me sens obligée d’expliquer à tout le monde (surtout parce que je suis plus mitraillée de questions qu’une actrice oscarisée à sa conférence de presse). Cela m’est arrivé dans une soirée où les gens ont réagi assez vivement.

Soit j’ai un peu trop bu, et c’est moi qui, avec un petit coup dans le nez, commence à raconter ma vie, dans le but (dissimulé) « d’éveiller les consciences » ou « d’augmenter la visibilité » de la communauté asexuelle. Je sais, c’est débile et je m’en rends parfois compte un peu tard, mais au moins, je ne fais ça qu’en petit comité.

Les réactions sont très variées.
Certains connaissent déjà et sont à peine surpris.
D’autres, au contraire, tombent des nues car ils ont peine à croire que ça existe, donc ils m’interrogent en rafale et me lancent des regards dubitatifs à chaque phrase que je prononce.
Certains sont persuadés que je n’ai pas « rencontré la bonne personne » ou que « les mecs que j’ai connus étaient des taches au lit » (et pensent probablement être capables de me rendre nymphomane grâce à l’étendue de leurs prouesses sexuelles). A ceux-là, j’ai envie de dire qu’il leur suffit de rencontrer le bon mec, qui les fera grimper aux rideaux, et ils pourront assumer pleinement leur homosexualité. Pour moi, c’est pareil. On ne peut pas me faire « changer de bord ».
D’autres encore, comme mes parents, ne me prennent pas vraiment au sérieux et pensent que ce n’est qu’une passade (enfin, l’espèrent, surtout).
Enfin, j’ai parfois droit à l’occasionnel « extrémiste du sexe » qui estime que c’est un devoir de lutter contre ma nature pour procurer aux autres le plaisir qu’ils méritent. Mais ceux-là ne courent pas les rues, bien heureusement et je prends bien soin de les éviter quand je les rencontre.

3/ A quelles critiques fais-tu face en général, venant d’esprits étroits ou fermés ?

Il suffit de lire les commentaires sous certains articles sur le sujet pour se l’imaginer. Les articles aussi peuvent être biaisés, d’ailleurs. La « journaliste » Agnès Giard, dans son blog, nous a ainsi comparés à des anorexiques, elle y citait le « sexologue » Jacques Waynberg qui a déclaré que nous étions les cancres du sexe, des nuls au pieu, en somme. Charmant, non? C’est un article édifiant, je ne pense pas qu’un « spécialiste » oserait aujourd’hui parler en ces termes de la communauté LGBT. Mais nous sommes encore « peu connus », et surtout, un manque à gagner pour des spécialistes du sexe, on risque de faire couler leur fonds de commerce. Le comble : pour une fois, les réactions des lecteurs étaient plutôt en notre faveur!
Pour bien des esprits étriqués, l’asexuel est malade. C’est une tare, un handicap, une malformation, quelque chose qui ne doit pas durer. Il est important que l’on comprenne qu’on a un problème, qu’on le soigne, et qu’on rentre dans le moule. C’est Dr House qui l’a dit, pas en ces termes, mais pas loin! Si nous sommes des cas désespérés et qu’on se rend compte que c’est peine perdue, il nous faut faire semblant ou vivre cachés. Mais surtout pas nous réunir entre asexuels et revendiquer notre différence! Grand Dieu, et la sacro-sainteté du devoir conjugal, alors, on en fait quoi?
Pour d’autres, nous somme juste des moches, des asociaux ou des homos refoulés… C’est pour ça qu’on « choisit » d’être asexuel, car on est incapable de trouver l’amour. Qu’elle n’est pas leur surprise lorsqu’ils découvrent des gens normaux, voire même pas mal du tout dans la communauté A! C’est du gâchis, forcément!
Beaucoup nous plaignent, surtout. Persuadés que nous ne pouvons être heureux dans ces conditions. Comme si le sexe était un besoin vital. Comme si sans sexe, on n’a pas de vie et on est des ratés. Comme si on manquait de quelque chose d’essentiel et l’épanouissement de l’être humain se résumait à quelques galipettes et à l’atteinte du point G. Ils ne se rendent pas compte que ce qui leur manquerait à eux serait comme un boulet à traîner pour nous.
Voilà, entre autres moqueries « inoffensives », les critiques régulières des gens qui découvrent l’asexualité.

4/ Quel message veux-tu faire passer aux gens ? Et aux autres asexuels ?

Je ne sais pas si j’ai un message. Je voudrais juste dire que les asexuels ne sont pas nouveaux. Il y en a toujours eu, mais ils étaient discrets, ils vivaient cachés, on ne les remarquait pas trop. On les traitait de vieilles filles, de célibataires endurcis ou de solitaires et ils étaient un peu isolés. Maintenant que nous sortons de l’ombre, ça gêne, mais c’est surtout pour nous une manière de nous exprimer, comme d’autres avant nous, et de ne plus vivre en marge de la société. J’ai une vie sociale et culturelle très riche, j’aime sortir et passer du temps avec mes amis, faire des rencontres. Mais je ne veux pas vivre cachée, parce que je trouve important que mes proches sachent tout de moi et m’acceptent comme je suis. C’est ce que les A recherchent aujourd’hui : l’acceptation de leur identité et faire en sorte que cette identité, à laquelle ils ne se résument pas, ne les empêche pas de mener des vies normales. On en parle avec honnêteté, sans prêcher, sans essayer de convertir qui que ce soit, nous ne sommes pas une secte, nous n’avons pas de revendications, à part d’être compris et acceptés, et pour soulager les asexuels qui s’ignorent encore, qui en souffrent peut-être et qui, dans un monde comme le nôtre, ne sont pas voués à s’ignorer éternellement.
Les mentalités changent et petit à petit, les gens évoluent, acceptent la différence, mais l’asexualité ne s’est pas encore démocratisée dans les esprits. Les forums et les articles fleurissent sur le Web (j’ai moi-même ouvert un groupe Facebook qui réunit modestement 240 membres), mais peu d’ouvrages ont été publiés sur les A: No Sex, de Peggy Sastre est le seul livre, à ma connaissance, entièrement consacré au sujet. Elle avait d’ailleurs recueilli mon témoignage et m’avait envoyé un exemplaire. J’ai aussi eu la surprise, en lisant le livre Mangez-moi, de Agnès Desarthe, il y a quelques années, de tomber sur ce très joli passage :

« Ben m’explique très simplement, sans que j’aie besoin de l’interroger davantage, sans me faire porter la responsabilité de l’enquête, qu’il n’a pas de vie amoureuse.
– Mais sexuelle, oui?, je demande, un espoir niais dans la voix.
-Non, répond-il sans tristesse et sans joie.
-Comme un curé, alors? Comme une nonne?
-Pas vraiment, dit-il après un temps. Pour moi, ce n’est pas une contrainte, ni une obligation. Ce n’est pas un sacrifice.
Il hésite un temps.
-Ce n’est pas par manque de goût, non plus, ajoute-t-il. C’est ainsi.
-Comme une malformation, alors?
J’ai beaucoup trop bu. Je dis n’importe quoi. Grossière et agressive. Mais il éclate de rire. Il est hilare, plié en deux. La délicatesse de Ben, me dis-je, est une forme de magie. Il se calme et, pédagogue, reprend son exposé.
-Je suis normal. Il n’y a pas de sexe dans ma vie, comme chez certains, il n’y a pas de littérature, ni de musique. Ces gens vivent aussi, comme nous. Ils apprécient d’autres choses, ont d’autres plaisirs. Il ne leur manque rien, puisque cette chose, pour eux, n’existe pas.
Un soulagement violent, comme après un effort interrompu sur un tempo inhumain, me dessoude et je pense : ne pas désirer, dans ce monde si contraire et si hostile, voilà la vraie liberté. Finies les attentes, finies les trahisons, les coeurs souillés, les corps coupables. Terminé le tourment et les heures gâchées dans la fabrication de pitoyables stratégies. […]
-Mais cela, reprend Ben, […], ne veut pas dire que je ne sache pas aimer, aimer d’un autre genre d’amour. »

« -Tu ne vas pas rester toujours comme ça, lui dis-je. Ca va changer.
[…]
-Non, je ne crois pas. Je ne vais pas changer. Et je ne veux pas changer. Je ne suis pas seul. Il y en a d’autres comme moi. Plein de jeunes. Il y en a toujours eu, sauf qu’avant ça se voyait moins. Avant on n’en parlait pas, mais parce que avant, on ne parlait de rien. La proportion de puceaux sur une population adulte est constante. A quoi vous l’attribuez, vous? A la timidité? Alors c’est vrai, sur la quantité, il y a les infirmes, les fous, les malades, et puis il y a nous. »

Cela ressemble un peu au discours que je peux tenir quand on me pose des questions, c’est devenu une de mes références en matière de définition de l’asexualité et je trouve aussi que c’est une conclusion satisfaisante de cette interview. J’espère que c’était clair, et si ça ne l’était pas, n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires. Gros bisous à tous, et j’espère que vos réactions seront positives!

**********************************

Voilà les filles, on a fait un peu long, mais ça me paraissait utile de tout garder de ses propos ! N’hésitez pas à vous documenter sur le sujet sur le net si vous voulez creuser un peu, commenter et lui poser des questions ici-même, ou tout simplement vous rendre sur sa page => Je suis asexuel(le), heureux(se), et alors?/I’m asexual and happy, so what?

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21 réflexions sur “[VQ] – Je suis une mauvaise femme #2 : je n’aime pas le sexe !

  1. ça me trou le cul, je savais pas que ça existé ! en plus une fois avec une copine on se disait : « tu vois t’as les hétéros, les homo et les bi, tu crois que ça existe les personnes qui ne sont attiré par aucun des deux sexe ? » ba voilà maintenant je sais que oui ça existe, et ça m’étonne (surement parce que je ne sais pas ce que c’est que d’être asexuelle) mais en même temps pas du tout ! Fin voilà, c’était ma petite intervention 🙂 Bisou l’ananas !

    • Bah tu vois, je suis super contente d’apprendre que tu ne connaissais pas ! Ca prouve que l’article a servi à quelque chose auprès des personnes comme toi qui se sont intéressées à le lire ! 🙂 Merci pour ton intervention !! ^^ Bisouuuuus !

  2. Et bien ma foi il faut de tout dans ce monde 🙂
    Je trouve dommage que les plaisirs n’en soient pas pour les assexuels..
    Mais bon ; que dire.. que chacun soit heureux à sa façon c’est le principal 🙂

    • Oui nous on trouve ça dommage, mais pas eux !
      Si ça se trouve, les sados-masos pensent également que c’est dommage pour les autres de ne pas prendre du plaisir dans la douleur ! ^^ Comme tu le dis : chacun est heureux à sa façon ! ^^

    • De rien ! Oui pour le coup, j’avoue que je pense avoir eu une idée plutôt originale, je n’ai jamais lu de sujet la dessus sur les blogs que je lis ! ^^ Heureuse que tu aies trouvé ça intéressant en tout cas ! 😀 bisous !!

  3. J’ai surtout retenu cela : « Maintenant que nous sortons de l’ombre, ça gêne »
    Parce que malheureusement, dans cette société, lorsque l’on est pas comme tout le monde, et que l’on ne fait pas comme les autres, ça dérange… Voilà la société dans laquelle on vie… Moi je trouve que ton amie a beaucoup de courage, et mérite beaucoup de respect pour assumer ça façon d’être ! Super article, vraiment ! J’avais vu un reportage avec de jeunes couples assexuels, mais j’aime mieux les témoignages commes celui ci, car les reportages font de ses personnes, des personnes anormal justement !

    • Oui c’est pas faux pour le reportage (je crois en avoir vu un aussi, peut-être le même…). J’avais trouvé ce couple présenté un peu comme des bêtes de foire limite……. « oh regardez les comment ils vivent bizarrement eux !!! » -_-‘ Ca fait hyper voyeuriste en + parce que c’est vraiment « comme au zoo » ! En gros c’est « observons cette population bizarre qui ne vit pas dans la normale »… C’est très subjectif les reportages, on sent que c’est réalisé par des gens qui ne sont pas « dans le truc ». Au moins Soso elle est concernée, et moi aussi puisqu’elle fait partie de mon entourage proche, donc forcément je me sens hyper concernée aussi par le sujet !

  4. Bonsoir,

    Ma première réaction en voyant le titre ca a été,ça m’étonnes de mon petit ananas 😉
    Je ne connaissais pas cette façon de vivre,ça ne dois pas être facile tous les jours d’être jugé.Je tire mon chapeau à Soso qui lutte contre cette discrimination et assume totalement.
    J’explique souvent à ma fille de 4 ans 1/2 qu’elle trouvera dans les vie,des personnes différentes (selon elle) par leur physique ,leur façon de vivre,leur religion etc…..mais qu’il ne faut surtout pas s’arrêter à ça.Que le principal c’est que tout le monde soit heureux,tel qu’il est!

    Continue d’être toi Soso,tu n’es pas bizarre ni différente,tu es juste toi et j’espère sincèrement que les gens comprendront bientôt çà!!

    Merci à vous 2 de m’avoir appris quelque chose et de faire assez confiance à tes lecteurs pour vous confier.
    bonne soirée

    • Heureuse que l’article t’ai interpelée ! Je n’ai même pas réfléchi en fait aux « conséquences » moi. Ca m’a pris sur un coup de tête de parler de ça, j’ai présenté l’idée à Soso, qui m’a dit oui de suite également. Je pense qu’elle assume tellement qu’elle ne pense même plus aux conséquences ^^ (et de toute façon, j’ai envie de dire : quelles conséquences ??? c’est sa vie ! il n’y a pas à avoir de conséquences parce qu’elle est comme ça ! et na ! ^^)
      Biz

  5. à soso : as-tu déjà fait l’amour et si oui qu’as-tu ressenti? le toucher d’une autre personne ne te plaît pas? tu ne ressens rien quand une personne te touche?
    je peu comprendre ce que tu ressens car il y a des fois où je rêve de rencontrer un homme qui n’aurait pas envie de faire l’amour car il y a des fois où je n’en ressens pas le besoin..tu ne ressens aucun désir pour un homme aussi bien formé soit-il? as-tu déjà eu des relations amoureuses? jamais aucun traumatisme par rapport au sexe? je ne te juge pas je veux juste savoir et comprendre

  6. Lulubies, pour répondre à tes questions, oui, j’ai déjà fait l’amour, plus par envie de ne pas rester vierge que par envie de le faire. Je n’ai rien ressenti de particulier, j’ai trouvé ça ennuyeux et insipide. Je ne suis pas très tactile non plus, effectivement, mon premier réflexe, même envers un proche, est rarement de faire un câlin ou une bise. Cela ne veut pas dire que ça me répugne, juste que je n’y pense pas systématiquement. Quand quelqu’un me touche, tente un rapprochement ou me tient la main, je ressens un peu de gêne, en tout cas cela ne m’émoustille pas du tout. J’ai l’impression que ce n’est pas naturel. De là à dire que ça me déplaît, non, mais ça n’éveille rien de particulièrement plaisant en moi.
    Concernant le désir sexuel, non, c’est quelque chose que je n’ai jamais ressenti, ou alors si faible que je n’ai pas su l’identifier. Je suis capable de constater les qualités esthétiques d’une personne, et d’avoir des béguins, en fait il m’arrive souvent d’éprouver une attirance « amicale » ou « intellectuelle » avec quelqu’un, et il se pourrait que cela débouche sur une attirance amoureuse, mais jamais sexuelle. Mes relations « amoureuses » ont été très courtes et pas très intenses, je n’ai jamais été réellement été amoureuse de ces personnes et j’avais l’impression de leur faire perdre leur temps, puisqu’ils attendaient bien plus de cette relation que moi. Je ne voulais pas leur briser le coeur en les laissant espérer, donc j’y coupais court. Je n’ai jamais subi de traumatisme lié au sexe (ni à autre chose, d’ailleurs), mais c’est une question qu’on pose souvent aux asexuels. Pour moi, quelqu’un qui devient asexuel (à cause d’un traumatisme, d’un viol ou autre) n’est pas tout à fait asexuel. Si le désir a été, il peut être à nouveau. C’est comme une femme qui devient lesbienne car elle a été abusée par un homme, pour moi elle ne l’est pas vraiment.

  7. Coucou bah moi j’avais déjà vu un reportage sur le sujet donc voilà ça m’as fais super plaisir de lire le témoignage de Soso, et merci ananas pour l’article même si je commente jamais, je lit quasiment tout tes articles ^^ moi je trouve pas ça bizarre, ni anormale, je comprends pas se besoin que les gens ont de vouloir tous nous trouver une catégorie, on est comme on est point, logique qu’on soit tous différents sinon on se ferai chier dis donc!! MDR enfin bref reste une mauvaise fille qui n’aime pas le sexe je plaisante (clin d’oeil au titre XD) j’aime tout, c’est bien dit et bien expliqué merci à vous deux ❤ ❤ ❤

    • Contente que ça t’ait plu !!! ^^ (et heureuse d’apprendre que tu me lis régulièrement même si tu ne commentes pas ^^ je ne t’en veux pas, je fais pareil avec 95% des blogs que je lis malheureusement, par manque de temps souvent ^^)
      Bisoubisou ma belle !!

  8. coucou
    j’ai appris une chose aujourdhui, merci! et c’est vrai que chacun est libre d’être en harmonie avec lui-même donc chacun choisit sa vie!
    c’est sur que c’est difficile d’en parler et je trouve cette démarche très courageuse 🙂
    bizou, cindy

    • Merci !!! Contente que ça t’ait fait découvrir un autre mode de vie ! Y a pas tant que ça de monde qui en a déjà entendu parler, surtout par le témoignage direct d’une asexuelle ! Au moins ça sert, et j’en suis ravie ! Merci !!! ^^ bisou !

  9. Pingback: [VQ] – Je suis une mauvaise femme #9 : je n’aime pas mon papa… | le dressing d'ananas

  10. Coucou tyte ananas 🙂 je passe souvent en sous-marin lire ta saga que Jaime beaucoup très variée avec pleins d’histoires intéressantes ! J’ai particulièrement apprécié cet article! D’une part car je me doutait que les asexuels existaient mais je ne connaissais pas le nom^^ je trouve qu’il est important que chacun/chacune se sente bien au quotidien peut importe sa pratique ou sa préférence! J’admire les personnes comme Soso qui s’assument et veulent vivre une vie normale ! Car ils/elles sont normaux! Puis c’est clair qu’il n’y y a pas que le Q entre deux personnes ou dans la vie 😉 voilou c’était mon envie de m’exprimer… Bisous 🙂

  11. Pingback: [DEFI DU LUNDI] – Je suis une mauvaise femme #10 : je n’aime pas Noël ! ^^ | le dressing d'ananas

  12. Je suis contente de savoir que je ne suis pas la seule. Il peut arriver que j’ai une relation sexuelle, mais c’est plus pour faire plaisir à mon conjoint. Mais c’est vrai que c’est dur d’en parler, généralement les gens nous croient malades, mais en fait… c’est juste une orientation sexuelle peut connue. Et bien aujourd’hui c’est le premier article que je lis sur le sujet, merci beaucoup de l’avoir écris !!!

    • De rien ! J’ai essayé d’ouvrir un peu les yeux aux gens, grâce au témoignage de ma coloc 🙂 Il faut bien parler pour que les gens apprennent à comprendre 😉

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